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Godzilla II : Roi des Monstres (2019)

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L’agence crypto-zoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces créatures considérées jusque-là comme chimériques menace d’éclater. Alors qu’elles cherchent toutes à dominer la planète, l’avenir même de l’humanité est en jeu…
Date de sortie : 2019-05-29
Genres : Action, Science-Fiction, Thriller
Durée : 132 Minutes
Par : Legendary Entertainment, Warner Bros. Pictures
Acteurs: Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown, Ken Watanabe, Sally Hawkins, Bradley Whitford, Charles Dance, Zhang Ziyi, O’Shea Jackson Jr., Thomas Middleditch

 


 

Bande d’annonce :Godzilla II : Roi des Monstres

 

Godzilla II: Roi des Monstres – critique du frime du Pacifique

Après Godzilla en 2014 et Kong: Skull Island en 2017, avant Godzilla contre Kong en 2020, c’est l’heure de la création du studio Toho et Tomoyuki Tanaka (voir notre dossier sur ce sujet). Godzilla II: Roi des monstres est dédié à sa puissance et son destin sur Terre, sous les yeux de Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown, Ken Watanabe ou encore Zhang Ziyi. Réalisée par Michael Dougherty (Krampus), cette suite est à la hauteur de mes exploits?

ROI DÉGONFLÉ

Le Godzilla de 2014 soufflait le chaud et le froid. Des images majestueuses et sensationnelles, mais des personnages creux; une poignée de scènes magiques, voire terrassantes, mais une intrigue très facile en pilotage automatique; un Godzilla utilisé comme le requin des dents de la mer pour travailler son aura, mais une frustration réelle parmi de nombreux spectateurs venus le voir. Godzilla II: Roi des Monstres, qui arrive après la preuve d’un univers étendu dans Kong: L’île du crâne et avant Godzilla contre Kong en 2020, est une réaction claire à ce bilan.

Plus de personnages, plus de monstres, plus d’action, plus de drame: la suite réalisée par Michael Dougherty est à plat sur la formule pour rééquilibrer les forces. Godzilla occupe l’écran dès le prologue, un droit à une première apparition soignée très vite, puis sa première bataille dans la foulée. Ceux qui s’étaient sentis floués par le film de Gareth Edwards seraient plus heureux, comme le spectacle était ici explosif, généreux, multiple, entre le bleu et le jaune, les eaux et les cieux, les éclairs et le feu.

Sauf que le film traîne les mêmes poids morts côté narration, et aggrave même son cas. L’intrigue est tout aussi célèbre, dénuée de vrais antagonistes et d’obstacles, mais beaucoup plus de personnages, et leur accrochage des drames hollywoodiens. Et comme Godzilla II: Le roi des monstres est beaucoup moins inspiré côté mise en scène, le résultat est donc encore plus fragile.

ERREUR HUMAINE

La famille est une nouvelle fois au cœur du dispositif avec une mère, un père et leur fille traumatisée par les événéments du film de 2014. C’est là encore une histoire qui ouvre les festivités, et servira de prétexte à la suite. Peu importe si ça n’a pas vraiment de sens (le choix du personnage de Vera Farmiga), si soi-disant antagoniste (Charles Dance) n’a rien à dire, si le discours écolo est devenu lourd série Z, et si finalement toute l’intrigue ressemble à une bête et une chasse aux monstres dictée par des signaux sur des écrans radar.

Monarch, au centre de cet univers étendu de gros bestiaux, oscillateur de l’expertise de la technologie de pointe, et la méconnaissance de l’absurde des monstres. Dès la première scène de naissance de monstre, il est clair que la logique n’intéresse pas l’œuvre sur Godzilla II: Roi des Monstres.

C’est bien dommage, et même totalement paradoxal vu l’emphase mise sur les personnages. The film a beautiful placer dès le début, ce sont des parents qui ont emprunté des chemins opposés pour se reconstruire, leur fille tirée entre deux .

Le trio devient statique, réduit à des instruments narratifs bas de gamme, qui permettent à l’intrigue d’avancer vers un rendez-vous imposés – avec un parfum moralisateur. Le personnage de Millie, Bobby Brown, a énormément progressé dans la promotion depuis les teasers (dont il n’a finalement rien fini avec le film), se soit comme très secondaire.

L’autre problème vient des multiples scènes mélodramatiques dédiées à l’héroïsme, du sacrifice et des passions des personnages. Des moments classiques dans un blockbuster, mais il manque une vraie dimension. Comment se soucier d’hommes et de femmes si vides, si fonctionnels? Pourquoi remplir les scènes ordinaires de secondes, avec même deux bandes dessinées? Comment faire pour que les films, les personnages, les pseudo grandes scènes émotionnelles, n’arrivent pas à donner un peu de dimension à ses héros?

Godzilla II: Le roi des monstres réussissait donc à explorer encore plus que Godzilla version 2014 avec un scénario boursouflé, une parade avec plusieurs cartes dramatiques pour encore plus frustrer.

LA GUERRE DU MONDE

Le clan des monstres s’en sort-il mieux? Oui Godzilla II: Le roi des monstres a été vendu comme un affront cyclopéen entre Godzilla et d’autres bestiaux cultes de sa mythologie: Mothra, Rodan et King Ghidorah. L’ambition d’offrir un spectacle plus grand et plus réel contre le couple de MUTO du premier film est claire, et de côté de la suite de Michael Dougherty.

Tel un métronome hollywoodien, le film est rythmé par des affrontements réguliers, qui ont lieu au récit vers les pulsations du chaos. Sur la glace, dans les airs ou sur la terre, de nuit ou de jour, dans la nature ou dans la ville, dans les flammes bleues ou les éclairs orangés, côté américain ou asiatique, Godzilla II est à mettre en plein plein vue. En fait, il se trouve du côté des pays du Pacifique, ou du premier ministre Godzilla de Gareth Edwards.

Le menu est généreux, et le film n’est pas avare en explosion, destruction, et cris de guerre vient des entrailles des monstres des enfers. C’est la force de Godzilla II: Roi des Monstres, mais également sa faiblesse.

En fait, le film évite toute frustration créée par le premier ministre, qui apparaissait à chaque apparition de Godzilla et jouait à la carte de l’attente, du hors-champ, de la tension. Ici, tout est révélé aux yeux du monde et du public, et le secret a été déterré. L’heure n’est plus à la construction (de l’univers, de la mythologie, de l’aura de Godzilla), mais à la destruction.

C’est moi plus important que Godzilla II: Roi des Monstres ouvre les grandes portes de l’univers étendu, qui verra King Kong débarquer pour le jeu du lézard dans Godzilla vs. Kong en 2020. Le studio à donc comme mission de vendre du rêve d’écailles radioactives, de souffle chaud comme l’enfer, de dents aspirées et de bestioles toutes plus vilaines et intrigantes les unes que les autres.

TERRE CREUSE

Mais cette mission de blockbuster, si elle permet de fédérer le grand public visé et de placer la saga sur le marché, pousse Godzilla II Les partis pris du premier film avaient permis à Gareth Edwards d’orchestre de grands moments sensationnels, entièrement pensés comme des morceaux de son et lumière. Des scènes qui se passaient d’une superproduction fragile mais spéciale, d’une vraie force de cinéma. Michael Dougherty a beaucoup moins d’espace, et a été cahier des charges mastoque.

Hormis quelques rares et courts moments malins (notamment sous l’eau), le film se perdant dans le blockbuster classique dans la gestion de l’action et des péripéties, et compte presque uniquement sur l’incroyable photographie de Lawrence Sher et le design des créatures (assez réussi) pour épater. Rien de bien, et rien de bien marquant non plus donc.

Quand arrivera l’image de fin, il semble clair que ce Godzilla II: Le roi des monstres est un amusé-gueule, et une étape dans la mise en place de la suite. Chacun pourra alors décider: accepter cette fuite vers l’avant à la dernière heure à l’univers étendu, ou regarder en face un blockbuster moyen, certes amusant dans le genre mais terriblement gentillet.

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